Qui ne connaît pas quelques-unes des devises célèbres des Shadoks ? "Je pompe donc je suis" ; "S'il n’y a pas de solution, c'est qu'il n'y a pas de problème"…

L’audacieuse série d’animation Et voilà le Shadok, créée par Jacques Rouxel et commentée par Claude Piéplu, a été diffusée pour la première fois à la télévision française il y a cinquante ans. Le 29 avril 1968, juste après le journal télévisé, apparaissaient ces drôles d’oiseaux qui scandalisèrent une partie des téléspectateurs. Quelques jours plus tard, ils disparaissaient des écrans pour cause de grève générale liée aux « événements » de mai 68. Mais ces bestioles poursuivaient leurs aventures chaotiques dès septembre. Trois autres séries ont vu le jour, en 1970, 1974 puis en 2000.

A l’occasion de ce cinquantième anniversaire, l’exposition Shadok0rama propose de découvrir ou de redécouvrir ce phénomène télévisuel sans équivalent qui a marqué au moins deux générations. Basée essentiellement sur les archives du studio aaa Production, enrichie de documents de l'Institut national de l'audiovisuel (INA) et de la collection des Musées d’Annecy, l’exposition raconte l’épopée des Shadoks. Elle rend hommage à leur créateur, Jacques Rouxel, tout en plongeant le visiteur dans le contexte des années soixante. C’était un temps où la télévision d’État entrait dans la plupart des foyers, un temps de course à la lune, d’effervescence des arts comme de la jeunesse.

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