En France, à Annecy, il existe d'une part, le CITIA avec son petit musée. C'est gratuit et le cadre est agréable. Le choix des pièces exposés restent très discutables puisqu'il n'y a pas de documents sur des films connus comme Disney, Ghibli, Bluth, etc... Le public découvre des documents comme des cels, décors, poupées ayant servis à la réalisation de film d'animation. Annecy possède un patrimoine assez important de documents originaux suite à des dons, des prets ou des achats.

D'autre part, des expositions temporaires ont lieu régulièrement au Chateau d'Annecy. Les expositions qui ont eu le plus d'entrées sont "Les Shadoks", "René Laloux".

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Pierre Lambert, expert et passionné par l'animation réalise frequement des expositions itinérantes.

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« Mon amour pour ce genre remonte à 1960, se souvient-il. J'avais 7 ans et je suis allé voir le dessin animé Blanche-Neige, de Walt Disney. C'est à ce moment que j'ai voulu passer ma vie en compagnie des dessins animés ».

 Des années plus tard, son diplôme d'art appliqué et de formation technologique des Gobelins en poche, Pierre Lambert travaille chez Disney, puis fonde l'association du Film d'animation. En 1992, il crée Cartoon promotion international, qui lui permet de monter de nombreuses expositions sur le sujet.

Dans les poubelles

 

Riche en dessins originaux, cette exposition présente de bons documents chinés par Pierre Lambert depuis 30 ans. « Beaucoup de dessins ont été retrouvés dans les poubelles des studios, car les stocker s'avère être une tache quasi-impossible : pour une minute de film, il faut faire environ 2 000 dessins. D'autres pièces m'ont été données par des amis réalisateurs ».

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Au Japon, plusieurs musées existent. Certains sont même tenus par des particuliers.

MUSÉE DE L'ANIMATION DE SUGINAMI

Le musée de l’animation de Suginami se trouve au nord-ouest de Tokyo dans l’arrondissement éponyme. Ouvert en 2005, la galerie retrace l’histoire de l’art de l’animation japonaise : des studios de création à la diffusion TV des séries les plus populaires, en passant par la fabrication d’un animé et les portraits des plus grands réalisateurs.

Situé à l'ouest de Tokyo et à la bordure est de Mitaka, l'arrondissement de Suginami se voit traversé par les rivières Kandagawa et Zenpukuji. À première vue, Suginami apparaît paisible. Cependant, l'une des particularités de l'arrondissement est la présence d'un grand nombre de studios d'animation. En effet, sur les quelques 400 studios existants à travers le pays, pas moins de 70 sont concentrés dans Suginami. Parmi les plus connus, on peut citer Satelight (Macross), Sunrise (Gundam), Bones (Fullmetal Alchemist: Brotherhood), Shaft (Bakemonogatari) et bien d'autres.

Pourtant, même en se baladant au cœur de la ville, elle s'avère si calme et ordinaire que nous ne l'imaginerions pas fourmiller de réalisateurs et d'animateurs talentueux. Il serait donc bien dommage de se trouver dans un tel endroit sans pouvoir en apprendre plus sur l'animation. Le célèbre Suginami Animation Museum nous propose de revivre l'histoire de l'animation. Et plus particulièrement, l'histoire des séries animées.

Le musée est tenu par l'ancien animateur Shin'ichi Suzuki. Ce dernier a vécu dans la même pension qu'Osamu Tezuka à ses débuts : le Tokiwa-so. Il y dessinait des mangas avec Shotaro Ishinomori et le duo Fujiko Fujio. Peu après, il s'est tourné vers l'animation en travaillant avec Ryoichi Yokoyama au studio Otogi. Puis il a utilisé tout son savoir pour permettre à ses anciens amis du Tokiwa-so de fonder le studio Zero, l'un des premiers studios de sous-traitance. Ils collaboreront avec Tezuka pour produire un épisode d'Astroboy dès 1964 !

Trois parties constitutives du musée

La partie principale décrit l'histoire de l'animation. Pour cela, des grandes vitrines forment une frise chronologique avec de nombreuses explications et des figurines de personnages emblématiques, allant d'Atom (Astroboy) à Pickach, en passant par Doraemon et Lupin III (Edgar de la cambriole). À l'entrée et autour des piliers, vous découvrirez également des statues de petite taille des personnages Robert dans la bouteille (Hakushon Daimaô) et le célèbre RX-78 02 de la série Gundam.

Dans un deuxième temps, vous pouvez également apprendre comment un dessin animé est réalisé. Ainsi, des bureaux d'animateurs et un grand nombre d'images originales sont mis à disposition. Plus loin encore, un petit studio d'enregistrement ; ici, micro et écran permettent de s'enregistrer en jouant le rôle d'un comédien de doublage (seiyû). En montant les escaliers, vous pourriez voir une exposition d'images originales (poses-clés, intervalles, storyboard, entre autres) dont le thème change tout les deux ou trois mois.

Enfin, la dernière partie est une petite bibliothèque. Mais, à l'exception des quelques livres d'images et des manga, la langue japonaise est clairement un plus pour pouvoir pleinement en profiter.

MUSÉE TEZUKA

 TEZUKA, célèbre mangaka (auteur de manga), passe son enfance à Takarazuka. Des échappées belles, futures sources d’inspiration et de sa vision de l’existence. Là, l’été, il collectionne les insectes. La nature, le monde des actrices et des danseuses du théâtre voisin puis la guerre marqueront l’œuvre de l’auteur prolixe.

La visite du musée à l’architecture totalement manga et au parcours ludique révèle le talent du créateur de Dororo, de L’Histoire des Trois Adolf, de La Vie de Bouddha et d’Astro, le petit robot. L’artiste s’ingénie au fil de ses récits à démultiplier les angles de vues, à transcrire dans une succession de cases la grammaire cinématographique avec des gros plans et des travellings. Des espaces présentant dessins originaux et l’intégrale des publications en témoignent. Un atelier pour les plus jeunes, une bibliothèque, des expositions temporaires permettent d’embrasser encore plus le monde du surnommé manga no kamisama, littéralement « le dieu du manga ».

 

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Musée Ghibli (Mitaka) pour les fans. Attentiion, les billets sont à réserver à l'avance. Le jour et l'heure sont ensuite communiquer. A l'intérieur, trois pièces seulement présentes des documents (cels, décors) qui ont été refaits pour l'occasion. Aucune photo n'est autorisé. Pour le reste, j'ai trouvé l'endroit assez vide ce qui est dommage vu l'espace qu'il existe Certains empoyés montrent clairement leur mécontentement vis à vis des étrangers en bloquant la séance du court métrage notamment. Assez mitigé sur cette visite finalement.